Syndicalisation des messagères et messagers de Toronto


Mises à jour

En Standby numéro 3

Sur le plan personnel et financier, 2010 a été une année tumultueuse. Elle s’est toutefois terminée sur une bonne note, grâce à la section locale et au Centre des messagères et messagers de Toronto.

Rapid Transit, l’entreprise pour laquelle je travaillais, traversait une période difficile au début de 2010. J’avais vu quelques-uns de mes collègues être mis à pied, souvent sans aucun préavis et souvent au moment même où ils s’apprêtaient à commencer une nouvelle journée de travail. On leur disait alors très brièvement qu’ils étaient mis à pied, qu’ils devaient remettre leur radio et rentrer chez eux . . .

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*nouvelles* Syndiquer le Far West des messageries à vélo

Thomas Walkom, Toronto Star Le 1er juin 2011
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En Standby, Volume 1, numéro 2

À Toronto, pendant que des messagers et messagères à vélo continuent de se syndiquer, certains employeurs échouent dans leur tentative de les en empêcher.

Le 18 octobre dernier, les messagers et messagères ont remporté une autre victoire quand le Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) a refusé à l’entreprise Turnaround Couriers Inc. d’interjeter appel relativement à la demande d’accréditation syndicale des messagers et messagères.

Le 8 juin dernier, le CCRI avait reconnu le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) comme agent négociateur des messagers et messagères de l’entreprise. Ce groupe de messagers et messagères, le deuxième à se joindre à la section locale 104 du STTP à Toronto, a entamé des négociations pour améliorer les conditions de travail. Les négociations auront lieu les 24 novembre et 8 décembre 2010.

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Bulletin no 319 : Le STTP élargit ses rangs

Le Conseil canadien des relations industrielles a fait droit à des demandes d’accréditation déposées par le Syndicat, nous accordant ainsi trois nouvelles unités de négociation à Toronto. Les travailleuses et travailleurs des postes souhaitent toutes et tous une chaleureuse bienvenue à leurs nouveaux confrères et consoeurs!

suite. . .


En Standby Volume 1, numéro 1, juin 2010, disponible!

Si vous travaillez dans une entreprise de messageries à Toronto, vous savez que le plus souvent les employeurs répondent à nos questions par un simple « Si t’es pas content, va travailler ailleurs! ».

Une réponse qui, vous en conviendrez, n’est pas acceptable, surtout si la question porte sur les salaires médiocres, les accidents du travail, la discrimination ou une foule d’autres problèmes courant du secteur des messageries.

 

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Ateliers de misère sur roues

STTP - Perspective - Volume 38 - numéro 1 - janvier 2010

Au centre des messagers et messagères de Toronto. De gauche à droite : Mark Hayward et Jonah Gindin (coordonateurs de la campagne de syndicalisation), Valère Tremblay (permanent syndical national, syndicalisation externe) et George Floresco (3<sup>e</sup> vice-président national).

Au centre des messagers et messagères de Toronto. De gauche à droite : Mark Hayward et Jonah Gindin (coordonateurs de la campagne de syndicalisation), Valère Tremblay (permanent syndical national, syndicalisation externe) et George Floresco (3e vice-président national).


Les messagères et messagers (à vélo, à pied ou en auto) des services de livraison le jour même sont des cousins pas si lointains des travailleurs et travailleuses des postes. Pourtant leur réalité au travail ne pourrait être plus différente. Il faut dire, bien sûr, qu'à Postes Canada le syndicat est là pour modérer la direction. Mais les messagers et messagères, eux, n'ont pas de syndicat pour prendre leur défense. Qu'est-ce que cela signifie dans les faits?

D'une part, il y a les entreprises de messageries qui se gardent tout le pouvoir et tous les profits et refilent les coûts (et par le fait même une bonne partie des risques) aux messagères et messagers. D'autre part, il y a les messagères et messagers qui, eux, triment dur. Bon nombre sont des immigrants arrivés depuis peu et qui, souvent, ont une profession, mais ne peuvent l'exercer. Les employeurs attribuent à tort aux messagères et messagers le titre d'« entrepreneurs indépendants », d'« intermédiaires » ou de « propriétaires-exploitants » dans le but - non caché mais jusqu'ici très efficace - d'empêcher leur syndicalisation, de leur refiler tous les frais généraux et d'économiser en se dérobant au Code canadien du travail et à d'autres lois. Par conséquent, les messagères et messagers n'ont pas droit à l'assurancechômage ni au Régime de pensions du Canada; la plupart ne sont pas visés par les régimes d'indemnisation des accidentés du travail; ils ne bénéficient pas d'un salaire minimum garanti; et ils n'ont pas droit à une paie de vacances ni au paiement de leurs congés fériés. Ils doivent payer toutes les dépenses liées à leur travail, dont l'essence, les assurances et les frais de leur appareil radio si, bien sûr, ils veulent avoir le « plaisir » de parler à leur répartiteur. La plupart sont payés à la commission, ce qui veut dire que leur chèque de paie varie d'une semaine à l'autre. Calculé en fonction des heures qu'ils travaillent, leur salaire est dans bien des cas inférieur au salaire minimum. C'est pourquoi nous parlons d'ateliers de misère sur roues.

Postes Canada rêve du jour où sa main-d'oeuvre sera aussi vulnérable et, par conséquent, aussi maniable que le sont les messagères et messagers des services de livraison le jour même. Au lieu d'attendre que cette situation se produise, le STTP passe à l'offensive. Si nous parvenons à syndiquer les messagères et messagers, nous parviendrons à améliorer non seulement leurs conditions de travail, mais aussi leur capacité à se battre.

Le STTP a déjà syndiqué plus de 400 messagères et messagers à Montréal, à Ottawa, à Winnipeg, à Saskatoon et à Red Deer. Sa campagne vise maintenant Toronto et Edmonton. Au cours d'une réunion tenue à Toronto, quatre messagères et messagers déjà membres du STTP, et venus d'autres villes, ont pris la parole et ont répondu aux questions des travailleuses et travailleurs de Toronto. Quand on leur a demandé s'ils gagnaient un meilleur salaire maintenant qu'ils étaient syndiqués, tous ont répondu par l'affirmative. Ils ont aussi parlé des gains non pécuniaires, mais pourtant essentiels, qu'ils avaient réalisés, comme le fait de pouvoir parler d'une voix collective, de bénéficier de la sécurité d'emploi et d'être visés par des protections contre le harcèlement et les congédiements injustes.

Toronto est le plus important marché des services de messageries au Canada. Le STTP sait qu'il doit mener cette campagne de syndicalisation avec sérieux. C'est pourquoi il y a affecté deux organisateurs à plein temps et autorisé des centaines d'heures de congé pour fonctions syndicales. La campagne sera longue, mais en bout de piste, le STTP comptera dans ses rangs la majeure partie des messagères et messagers du secteur des messageries de Toronto. Et le STTP compte bien transformer ces ateliers de misère sur roues en emplois décents et bien rémunérés.


Article en persan (sur deux pages)

http://fa.shahrvand.com/2008-07-14-20-49-09/42-2008-07-14-20-33-14/3678--q-q

http://fa.shahrvand.com/2008-07-14-20-49-09/42-2008-07-14-20-33-14/3678--q-q-?start=1

 

Université Ryerson (disponible en anglais)

http://ryersonfreepress.ca/site/archives/tag/bike-courriers

 

Briarpatch (disponible en anglais)

http://briarpatchmagazine.com/organizing-in-tough-times/